S’ oublier pour exister

À trop vouloir me définir, m’identifier, m’expliquer, j’ai fini par m’enfermer dans un type de comportement pour être l’homme que je voulais être. Et alors j’ai considéré, plus ou moins consciemment, certaines actions, centres d’intérêts, activités comme n’étant pas « dignes » de moi. ( Eh oui, je me la pétais !!!).

Et en faisant cela, je créais une scission à l’intérieur, où il y avait ce qui était moi et ce qui ne l’était pas. Ce qui était bon pour moi et ce qui ne l’était pas.

Et c’était parti pour l’inquisition. À grands coups de procession aux flambeaux, je traquais et débusquais en moi tout ce qui ne me ressemblait pas. Et je suis devenu le propriétaire d’un territoire à moitié désolé et incendié. Ah, c’est clair, ça respirait pas la vie, la légèreté et la joie de vivre. Dans un pensionnat dirigé par des moines, je me serai probablement plus éclaté 😉

Arche donnant sur la vue d'une église
Ah, la quête de l’idéal et de la perfection gravée dans le marbre !!!

Désormais, j’ai totalement changé de posture. Tout ce qui vient et se manifeste en moi est acceptable de fait. Par contre, je ne suis pas obligé de dire « Amen » à toutes ces parties de moi. J’ai le choix de les suivre ou non. Et c’est toujours moi qui ait le dernier mot. Le plus gros changement, c’est que j’arrête les délits de faciès et les a-priori sur ce qui est moi ou non. Je n’ai plus à ressembler à une version de moi idéalisée.

Et pour cela, j’ai pu décider d’arrêter de vouloir me créer une identité. Je ne sais donc plus qui je suis mais je ne l’ai jamais autant été. Arrêter de me définir et de m’expliquer est un pas important pour être fier de moi et m’accepter tel que je suis.

Et vous, votre identité vous aide-t-elle ou vous dessert-elle ?

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